← Retour aux articles

Les réflexes archaïques : quand le corps gêne les apprentissages

Il y a des enfants intelligents, volontaires, qui n'arrivent pourtant pas à rester assis, à tenir correctement leur crayon, ou à se concentrer plus de quelques minutes. Avant de conclure au manque de bonne volonté, il vaut la peine de s'intéresser à une piste souvent ignorée : les réflexes archaïques.

De quoi s'agit-il ?

Les réflexes archaïques sont des réflexes automatiques que nous avons tous à la naissance. Ils aident le bébé à se développer, puis ils s'estompent naturellement au fil des premières années, une fois qu'ils ont joué leur rôle. Chez certains enfants, quelques-uns de ces réflexes restent actifs plus longtemps que prévu. Le corps continue alors de réagir automatiquement, ce qui demande de l'énergie et de l'attention, au détriment des apprentissages.

Affiche pédagogique : les réflexes archaïques jouent un rôle important dans la façon dont on apprend. Mal intégrés, ils rendent plus difficile de se concentrer en classe, rester assis, suivre une ligne en lisant et écrire de façon fluide. Bien intégrés, l'attention est meilleure, les gestes plus précis, la lecture plus fluide et la mémorisation plus efficace.
Un corps bien organisé aide le cerveau à mieux apprendre.

Les signes qui peuvent alerter

Un enfant concerné peut, par exemple : avoir besoin de bouger en permanence, mal tenir son crayon ou appuyer trop fort, se fatiguer très vite en écrivant, avoir une posture inconfortable, ou se déconcentrer au moindre bruit. Ces signes ne sont pas une fatalité, et ils ne disent pas à eux seuls ce qui se passe. Ils invitent simplement à regarder au-delà de la volonté de l'enfant.

Je préfère être claire : je ne pose pas de diagnostic, et les réflexes archaïques ne sont pas une explication unique à toutes les difficultés. C'est un angle parmi d'autres, que je prends en compte dans mon accompagnement quand c'est pertinent.

Pourquoi ça compte pour l'écrit

Écrire demande de tenir sa posture, de contrôler son geste, de rester attentif, le tout en même temps. Si une partie de l'énergie de l'enfant part dans des réactions automatiques qu'il ne maîtrise pas, il lui en reste moins pour former ses lettres et réfléchir à son orthographe. Travailler l'écrit sans tenir compte du corps, c'est parfois passer à côté de l'essentiel.

Dans mon accompagnement, je regarde l'enfant dans son ensemble : son geste, sa posture, sa façon d'apprendre. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, parlons-en. Le cabinet est à Vitré, et je reçois enfants, adolescents et adultes.

Une enfant à quatre pattes sur le sol, en appui sur les mains et les genoux, pendant un mouvement guidé. Une enfant allongée sur le dos sur un tapis, tête posée sur un coussin, pendant un mouvement guidé au sol.
Des mouvements simples, faits au sol, que je guide en séance et que l'on reprend ensuite à la maison.

Une question, un doute, l'envie d'en parler ? Réservez un créneau, je reçois au cabinet, à Vitré.